26 Fév Municipales 2026 : le Parti communiste revendique son ancrage local
Le PCF 24 affirme sa solidité territoriale avec 150 camarades engagés et 18 maires sortants pour les prochaines élections municipales de mars 2026.
Présent dans de nombreuses communes du département, le Parti communiste aborde les municipales de 2026 avec confiance. « On a quand même 150 camarades engagés, 18 maires sortants et une force qui compte en Dordogne », rappelle Julien Chouet, le secrétaire départemental du PCF, soulignant l’implantation historique du parti dans le paysage politique local.
Depuis plusieurs mois, les communistes avaient tenté de poser les bases d’un rassemblement départemental de la gauche, dans l’esprit du Nouveau Front Populaire issu des législatives de 2024. Onze réunions ont été organisées, à l’initiative du PCF, réunissant jusqu’à neuf forces politiques. Mais l’expérience a buté sur des désaccords majeurs. « On a bien été obligé de constater que le PS et La France insoumise ne voulaient pas que la gauche parte rassemblée sur tout le département », regrette-t-il, évoquant des rivalités internes et une « dispute d’hégémonie » au sein de la gauche.
Face à cette impasse, les communistes ont fait le choix, il y a un an et demi, de mettre fin aux réunions départementales pour se tourner vers une stratégie plus locale. avec l’objectif clair de construire des listes dans les communes, en lien avec les forces politiques disponibles et les citoyens, partout où un rassemblement large est possible. « On n’a pas baissé les bras », insiste le responsable communiste, convaincu d’avoir fait « le bon choix » dans un contexte marqué par la montée du Rassemblement national, annoncé présent « de manière affichée ou déguisée » dans de nombreuses communes.
Porter une politique municipale au service du plus grand nombre
A Sarlat, Périgueux, Bergerac, Boulazac, Trélissac mais également Coulounieix-Chamiers ou encore Champcevinel, les communistes seront bel et bien présents pour porter dans ces élections et leur futur mandat des marqueurs clairs et assumés : mettre l’intérêt collectif avant le profit privé, défendre et renforcer les services publics, garantir l’accès à l’eau, au logement, aux transports, à la culture et au sport, agir pour la justice sociale locale, développer la démocratie participative et lutter concrètement contre les inégalités par des politiques tarifaires solidaires et la redistribution.
Contrairement aux caricatures, les communistes parlent aussi d’économie. Mieux : ils agissent. En Dordogne, les communes où l’emploi salarié est le plus développé sont souvent celles dirigées par des équipes communistes. Preuve que l’action municipale de gauche peut conjuguer solidarité, développement local et emploi.
Pour le PCF, une mairie de gauche ne se résume pas à une étiquette. « C’est un véritable bouclier social », affirme Julien Chouet, dans une période jugée difficile, marquée par « les forces de l’argent, de la guerre et de la haine ». Face à cela, les communistes revendiquent le collectif, la solidarité et l’articulation entre luttes locales et enjeux internationaux. « Être communiste aujourd’hui, ce n’est pas seulement analyser le monde, c’est agir pour le transformer. Défendre chaque service public, chaque emploi, chaque logement, chaque droit. Refuser la résignation ».
2026 sera une année de lutte. Les communistes de Dordogne y entreront avec leurs convictions, leur histoire, mais aussi avec une volonté de renouvellement, d’ouverture et d’espoir. Avec leurs élus, leurs militants, leurs partenaires de gauche et surtout avec les habitantes et les habitants, ils continueront à porter une politique municipale au service du plus grand nombre.