Impérialisme, fascisation et combat communiste : les vœux combatifs du PCF Dordogne
2326
post-template-default,single,single-post,postid-2326,single-format-standard,bridge-core-2.6.4,tribe-no-js,page-template-home-lavoixt-www-wp-content-themes-bridge-page-php,qode-page-transition-enabled,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,footer_responsive_adv,qode-content-sidebar-responsive,qode-theme-ver-24.9,qode-theme-bridge,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-6.5.0,vc_responsive,elementor-default,elementor-kit-191

Impérialisme, fascisation et combat communiste : les vœux combatifs du PCF Dordogne

Lors des vœux du Parti communiste français de la Dordogne, le 31 janvier, le secrétaire départemental Julien Chouet a livré une analyse sans concession de la situation internationale et nationale. Une intervention marquée par une alerte claire : « il n’y a plus de règles, tout est permis », et par l’affirmation de la nécessité de reconstruire un internationalisme communiste offensif.

Évoquant la situation en Amérique latine, Julien Chouet a dénoncé l’aggravation de la guerre économique menée par les États-Unis. « On l’a vu hier avec Cuba : l’embargo s’est durci, plus de pétrole. Ils ont trois semaines de ressources », a-t-il rappelé. Derrière ces chiffres, une réalité brutale : « le peuple est mis en grande difficulté, les hôpitaux, l’énergie, tout est touché ».

Même logique au Venezuela. Sanctions, asphyxie financière, déstabilisation politique : « c’est le retour d’un impérialisme américain agressif, au service du capitalisme le plus vorace ». Et d’ajouter : « leur ordre mondial est un désordre pour tous les peuples et nous entraîne vers une troisième guerre mondiale ». Face à cela, le PCF affirme clairement « sa solidarité avec le peuple vénézuélien, le peuple cubain et tous ceux et toutes celles qui résistent à l’impérialisme et défendent le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

« Le fascisme ne revient pas en uniforme »

Cette logique impérialiste va de pair, selon Julien Chouet, avec une fascisation croissante de nos sociétés. « On joue sur les peurs, on désigne des boucs émissaires sans jamais apporter de solutions réelles », a-t-il dénoncé. Et de souligner : « le fascisme aujourd’hui ne se promène pas en uniforme. Il revient en costume-cravate et en éléments de langage ». Sur les plateaux télé, une question revient sans cesse : « L’Iran, le Venezuela, est-ce une démocratie, oui ou non ? ». Pour le secrétaire départemental, « ce n’est pas la bonne question ». Elle sert avant tout à faire passer « la vieille fable d’un Occident qui viendrait apporter la démocratie à des peuples prétendument non civilisés ». Un réflexe « colonialiste », profondément ancré. Les faits, eux, sont clairs : « partout où l’Occident est intervenu — Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Afrique — nous n’avons laissé que désolation, destruction et régimes toujours plus autoritaires ». Les objectifs n’ont jamais varié : « faire de l’argent, piller les ressources et vendre des armes ». « Partout où ils passent, la démocratie recule mais les profits avancent ».

Trump, Macron : produits d’un même système

Julien Chouet a tenu à le rappeler : « Trump n’est pas fou ». Pas plus que Milei en Argentine. « Ils sont le produit de structures capitalistes héritées d’un ordre colonial, raciste et suprémaciste ». Les mêmes mécanismes sont à l’œuvre partout : « stigmatisation, banalisation de la haine, tolérance envers les extrêmes droites, criminalisation des populations issues de l’immigration ».

Et la France n’est pas en dehors de ce système. « Macron n’est pas une anomalie française. Il est un rouage de ce système mondial ». Depuis son arrivée au pouvoir, il mène « une guerre sociale méthodique, organisée et assumée contre le monde du travail ». Et Julien Chouet d’énumérer : « réforme des retraites imposée contre l’avis massif du pays, destruction de l’assurance chômage, hôpital public exsangue, école abandonnée, services publics démantelés, collectivités locales précarisées. Tout est sacrifié sur l’autel du profit ».

Pendant ce temps, « les dividendes explosent, les grandes fortunes s’enrichissent comme jamais et les multinationales sont gavées d’argent public sans aucune contrepartie », comme l’a démontré le travail de notre camarade Fabien Gay au Sénat. « On prend dans les poches des salariés, des retraités, des précaires pour remplir celles des actionnaires ». Et quand le peuple résiste ? « 49-3, répression policière, criminalisation des luttes sociales ». Pour masquer cette violence sociale, le pouvoir « organise la division, durcit les politiques migratoires, reprend le vocabulaire de l’extrême droite ». Le constat est sans appel : « le macronisme n’est plus un rempart contre l’extrême droite ».

« Il faut reconstruire une véritable internationale »

Face à cette situation, Julien Chouet a voulu porter un message de combat et d’espoir. « Il existe des potentialités, j’en suis convaincu », mais « cela ne se fera pas tout seul ». Il faut « reconstruire une véritable internationale des travailleuses et des travailleurs, des opprimés ». Cela implique des choix clairs : « contre l’impérialisme et ses guerres, pour l’annulation de la dette des pays du Sud, pour le paiement de la dette écologique, pour l’abolition des brevets sur la santé et les technologies énergétiques ». Et surtout : « renouer les liens internationaux, c’est indispensable pour affronter ce qui nous attend ». « L’internationalisme n’est pas abstrait », a-t-il insisté. « Il est le prolongement naturel de nos combats locaux ». Les mêmes logiques qui détruisent les peuples ailleurs « nourrissent ici l’austérité, la casse des services publics et la dépossession démocratique ».

Sortir du capitalisme, construire l’alternative

La conclusion est sans ambiguïté : « nous ne voulons pas réparer un système malade. Nous voulons en construire un autre ». Il ne s’agit pas « d’aménager ce système, mais d’en sortir ». Reprendre le pouvoir sur l’argent, planifier la transition écologique, reconstruire des services publics forts, augmenter les salaires, sécuriser l’emploi et la formation, garantir le droit au logement, rendre la démocratie au peuple : « voilà notre combat ». « Résister à l’impérialisme, combattre le capitalisme ici même et construire une alternative populaire, sociale et démocratique, jusque dans nos territoires et nos petites communes » : telle est la feuille de route communiste rappelée lors de ces vœux.

Article de la Dordogne Libre Lundi 2 février 2026
Julien Chouet, secrétaire départemental du PCF 24