02 Fév « Ce n’est pas moi qui ai donné ma vie au Parti, c’est le Parti qui m’a donné une vie »
Lors de ses vœux aux camarades de Dordogne, Julien Chouet a livré une déclaration marquant une étape importante de son engagement militant avec son départ prochain du poste de secrétaire départemental du PCF 24 dans le cadre du Congrès du PCF.
« 2026 sera aussi une année spéciale pour moi », a-t-il annoncé devant les camarades réunis, rappelant que ces vœux étaient les derniers qu’il prononçait dans ses fonctions actuelles. Une page se tourne après quatorze années d’engagement fédéral, dont neuf en tant que secrétaire départemental, précédées d’un mandat de secrétaire à l’organisation. Sans emphase ni mise en avant personnelle, Julien Chouet a tenu à rappeler que cet engagement s’est construit au contact des militantes et militants de la fédération. « J’ai eu l’immense privilège de côtoyer des hommes et des femmes d’un engagement sans faille », a-t-il souligné, mettant en avant la force du collectif communiste, bien au-delà des responsabilités individuelles.
Refusant de transformer ce moment en bilan personnel, il a néanmoins exprimé sa volonté de pouvoir, le moment venu et notamment lors du prochain Congrès départemental du Parti qui se déroulera les 20 et 21 juin, rendre hommage à celles et ceux qui l’ont accompagné, soutenu et formé tout au long de ces années de responsabilités. « Ce n’est pas mon dernier discours », a-t-il rappelé, laissant entrevoir la continuité de son engagement militant.
Le Parti comme école de vie
L’un des moments les plus marquants de cette déclaration fut sans doute cette phrase, empreinte de sincérité et de fidélité au projet communiste :
« J’ai souvent entendu dire : j’ai donné ma vie au Parti. Moi, je n’ai pas donné ma vie au Parti, c’est le Parti qui m’a donné une vie ». Une formule forte, qui résume ce que représente, pour de nombreux communistes, l’engagement militant : une construction collective, une formation politique et humaine, un cadre d’émancipation et de solidarité. « En tout cas, quatorze années de vie », a-t-il ajouté, rappelant que l’engagement communiste est aussi fait de rencontres, de luttes partagées et de sens donné à l’action.
Un engagement rendu possible par le soutien des proches
Julien Chouet a également tenu à remercier celles et ceux qui rendent possible cet engagement exigeant : sa famille. « Je voulais remercier ma femme, ma fille et mes parents pour m’avoir permis de vivre cet engagement », a-t-il déclaré, rappelant que l’action militante repose aussi sur des équilibres personnels et familiaux, souvent invisibles mais essentiels.
Cap sur 2026 : lutte, solidarité et jours heureux
Pour finir, le secrétaire départemental a adressé aux camarades un message résolument tourné vers l’avenir. « Je vous souhaite une belle année 2026 », a-t-il lancé, en appelant à une année « de luttes, de solidarité, de victoires, petites et grandes -et même les petites comptent ». Fidèle à l’héritage du mouvement communiste, il a rappelé le cap politique qui guide l’action du Parti : « Faire vivre, partout où nous sommes, des Jours Heureux ». Une ambition simple en apparence, mais profondément subversive dans un monde marqué par les inégalités, les reculs sociaux et la montée des idéologies réactionnaires.
À travers cette déclaration, Julien Chouet a rappelé que le Parti communiste n’est pas seulement une organisation politique : il est un espace de vie, de lutte et d’espoir collectif. Un outil au service de l’émancipation humaine, aujourd’hui comme demain.