RESF 24, ce n'est pas fini.

L’objectif de la réunion est de rassembler le plus largement possible les composantes du Réseau afin de reconstituer une équipe d’animation pour RESF 24.

La réunion débute par une présentation du contexte politique français et européen sur la question de l’accueil des étrangers et le respect de leurs droits. La « vague migratoire » illégale, qui est passée de 1,8 millions en 2015 à un peu plus de 200 000 en 2017 (chiffres de l’agence Frontex), est un argument électoral majeur pour les prochaines élections européennes.

Macron soi disant  « chef des partis pro-migrants » a durci encore plus les conditions d’accueil avec la loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie : allongement de la durée maximale de rétention à 90 jours, contre 45 auparavant, rétention des mineurs, fichage des mineurs isolés, durcissement de l’accès à un titre de séjour pour les parents d’enfants français, limitation du droit du sol à Mayotte, vidéo-audience devant la CNDA etc…

Est rappelé ensuite l’historique de la création du Réseau Education Sans Frontières, en 2004, en réaction aux expulsions d’enfants et de leurs familles, et en 2006, en Dordogne, faisant place au Collectif d’aide aux Sans Papiers existant.

Le rôle de RESF est avant tout politique. Même s’il est parfois dans l’aide de la constitution des dossiers et l’orientation de leurs défenses, il est surtout une présence politique face à la préfecture qui applique la politique du chiffre que dicte le gouvernement. Et Macron fait aussi bien que Sarkozy et Hollande qui ont conservé un haut rendement d’expulsions et d’inhumanité. Et de non respect de la Convention de Genève et de la Déclaration des Droits de l’Enfant.

RESF a aussi une fonction d’information auprès des citoyens. Et c’est aussi là que le réseau est important pour relayer et faire passer un discours sur le respect des droits des étrangers et leur accueil dans la dignité.

Réseau Education Sans Frontières ne se substitue pas aux structures d’accueil institutionnelles comme les CADA (Centres d'Accueil de Demandeurs d'Asile) qui accueille les étrangers en demande d’asile pour toute la durée de l’examen de leurs dossiers.

Rendez-vous est donc pris pour lundi 19 novembre, 18h, Bourse du Travail de Périgueux pour la constitution de l’équipe d’animation. Les participant-e-s invitent toutes les personnes disponibles à investir le collectif.

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