Périgueux : vers un arrêt anti-mendicité

Par Laurent Péréa

De nouveau la droite à Périgueux remets à l’ordre du jour l’arrêté anti-mendicité, la chasse au pauvres est aux plus démunis et devenu un passe-temps  récurant pour la droite  qui s’attaque aux plus faibles.

 

La mendicité est licite depuis 1994. Elle peut être réglementée voire interdite si elle porte atteinte à l’ordre public. Mais les troubles à l’ordre de public peuvent avoir bien d’autres origines que la mendicité ! Interdire de mendier est un acte grave, entravant la liberté fondamentale d’aller et venir.

 

Une Mairie qui s’en prend aux pauvres plutôt qu’à la pauvreté. Autant dire que la droite signe là un aveu d’échec car il y a mieux à faire en développant une politique sociale comme le transport gratuit avec Péribus, prendre un arrêté anti-coupures d’électricité, d’eau mais surtout répondre à la détresse sociale des Périgourdins.

 

Le social pour le Maire de Périgueux : c’est la destruction de 280 logements pour n’en reconstruire que 30 mettant des familles dans le désarroi. C’est la fermeture d’une école publique et augmenter la dotation aux écoles privés, c’est l’augmentation du stationnement pour le plus grand bonheur des actionnaires du groupe Vinci, c’est supprimer la délégation de service public de l’animation à l’AOL.

 

Aujourd’hui la manière de gouverner de la droite à Périgueux c’est un avant-goût des politiques qui seront menées pour la grande Région : stigmatiser les pauvres et servir les intérêts de grands groupes privés. La loi « Notre » signe la fin de l’égalité de traitement des citoyens sur tout le territoire. En excluant les plus pauvres, la droite signe la fin de la liberté de déplacement.

 

Laurent PEREA

Secrétaire Départemental du PCF

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