Communiqué de presse rassemblement pour les 8 de Goodyear

par Laurent PEREA Secrétaire Départemental du PCF

La justice a condamné les 8 de Goodyear à de la prison ferme. Leur «crime»? Avoir retenu 30 heures, sans violence, deux dirigeants de l'entreprise qui procédait à la fermeture du site et à 1200 suppressions d'emplois. Le PCF exige l'annulation de ce jugement et l'amnistie pour les militants syndicaux. Il y a urgence à construire une alternative aux politiques d’austérité, au libéralisme et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays.


La liberté ne se divise pas. Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité en criminalisant l’action syndicale, en interdisant aux salariés d’intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d’autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ? Comme pour d'autres syndicalistes poursuivis au pénal, les militants écologistes assignés à résidence, nos concitoyens harcelés pour la couleur de leur peau ou les militants poursuivis pour délit de manifestation, nous ne l’acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n’acceptons pas que la dérive sécuritaire, dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer, s’accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l’Homme.


Le Parti communiste français exprime son soutien et sa solidarité aux salariés de Goodyear. Il exige l’annulation de ce jugement inique et, au-delà, l’amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l’exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat.

C’est en ce sens que la fédération de la Dordogne du PCF soutien l’appel de la CGT à nous rassembler le jeudi 4 février à 18h00 devant l’arbre de la liberté à Périgueux.

 

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