Ateliers SNCF du TOULON Les jours se suivent et se ressemblent. Mais jusqu’où souhaitent ils aller ?

Alors qu’il y a quelques jours le maire de Périgueux annonçait ses vues sur le foncier de l’atelier du Toulon, pour y faire de la promotion immobilière, voici qu’à son tour la direction des ateliers annonce aux représentants du personnel un transfert de charge PRM vers Romilly en 2017.


Mais que va-t-il rester à Périgueux ?


Des vestiges que des promoteurs immobiliers vont faire fructifier, comme à Bordeaux ou La Rochelle…


• Peut-on laisser faire aujourd’hui un gouvernement qui appelle au dialogue social et qui dans les entreprises où il est actionnaire laisse ses directeurs cassés les outils de travail ?


• Peut-on laisser le patronat ne penser qu’à spéculer sur du foncier, au détriment de plusieurs centaines de familles, qui directement ou indirectement vont se retrouver privé d’emploi ?


Il faut savoir qu’aujourd’hui, 1 emploi cheminot en moins c’est moins 3 emplois induits dans le secteur privé.
Pour le front de gauche, d’autres alternatives sont possibles. Il faut que la SNCF redevienne un outil de la Nation. Un outil vecteur de cohésion sociale et de péréquation nationale, où chacun trouve le moyen de se déplacer, de voyager avec les mêmes conditions, que l’on soit au Nord, au Sud, à l’Ouest, à l’Est ou au centre du pays.


Plus que jamais il faut une vraie politique ferroviaire remettant le Service Public au cœur des besoins des Usagers.
Il faut arrêter avec de nouveau mode de déplacement, type « bus Macron », car aujourd’hui si ce mode de déplacement parait attractif (en terme de prix du voyage), qui paiera demain la facture de l’entretien des routes, si ce n’est NOUS au travers de nos impôts ?


En effet aujourd’hui l’usager SNCF paie avec son billet, les coûts exorbitants des péages dus à RFF issus de la réforme ferroviaire de 1997, mais dans le même temps l’état s’est complètement désengagé.


L’argent existe aujourd’hui. Il suffit de regarder les cours de la Bourse, de voir les parachutes dorés des patrons quittant leurs entreprises, de voir les cadeaux au patronat dans le cadre du pacte de modernisation prôné par le gouvernement Valls.


Les exemples sont là. Ouvrons les yeux et imposons aujourd’hui une autre alternative.


Les 6 et 13 décembre, à l’occasion des élections Régionales, ce sera aussi une étape pour d’autres perspectives.
Pour cela le Front de Gauche appelle à une autre politique sociale pour notre pays et pour une région solidaire des territoires.

P°/ le Front de Gauche Dordogne


Laurent PEREA
Maire de St Capraise de Lalinde

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