Plan migrant : La France n'est pas la forteresse assiégée de Bernard Cazeneuve

La France n'est pas la forteresse assiégée de Bernard Cazeneuve

Bernard Cazeneuve et Sylvia Pinel ont dévoilé en conseil des ministres leur plan concernant les migrants. La création de 9500 places d’hébergement pour les réfugiés et les demandeurs d’asile est un premier pas à mettre à l'actif des nombreuses mobilisations de solidarité qui se sont déroulées ces derniers jours à Paris pour venir au secours des réfugiés. Les 1500 places d’hébergement d’urgence pour migrants en transit, le temps pour eux de décider s’ils relèvent de l’asile en France ou pas, valident ainsi la proposition de la mairie de Paris demandée par les élus communistes et écologistes de la capitale.

 

 

Malheureusement, cette annonce ne règle en rien la situation des migrants qui par milliers dormiront encore ce soir dehors. Fondamentalement, les entraves au droit d'asile en France demeurent : seulement 30% de réponses positives en France sur la totalité des demandes d'asile traitées en 2014 contre 49% en Allemagne, 59% l'Italie et 83% la Suède.

 

 

Pire, le ministre de l'Intérieur se livre à une véritable course à l’échalote avec la droite et l'extrême droite pour savoir qui raccompagnera le plus de sans papiers au frontière de l'Europe. Ainsi le doublement du nombre de retours volontaires (aide au retour), le remplissage des centres de rétention administrative, les « pôles d'éloignement », glaceraient d’effroi n'importe quel militant des droits de l'homme normalement constitué.

 

 

L'image de la France, ce n'est pas celle que veut donner le gouvernement de Valls qui semble s'enferrer dans une posture de forteresse assiégée dont les terribles scênes de Vintimille sont malheureusement l'exemple le plus frappant. La France a le devoir de prendre toute sa part dans la protection des populations persécutées ou qui fuient des pays en guerre. Elle se manquerait à elle même, à ses valeurs républicaines essentielles en n'agissant pas ainsi.

 

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