Discours de Laurent Péréa devant 400 personnes meeting du Front de Gauche "l'Humain d'Abord" Boulazac

Chers amis, chers camarades,


Avant de commencer, je voudrais souhaiter la bienvenue à Olivier, Stéphane et Laurence pour leur présence à ce meeting, sur cette terre de Dordogne, terre de résistance, terre des Jacqueries, en fait terre de révolution.
Je poursuivrais en disant après les intervenants précédents que notre pays a été frappée au cœur par des acte terroristes sans précédent, visant à tuer sauvagement des femmes, des hommes, des jeunes, mais aussi frapper au cœur de ce qu’est la France issue de la révolution.


En fait, frapper ses valeurs universelles que sont la liberté, l’égalité, la fraternité, auxquelles on peux rajouter celles de la paix, de la solidarité et de la laïcité.


Ce sont ces valeurs qu’exprime l’élan populaire de ces derniers jours en hommage aux victimes, qui interroge les politiques intérieures et extérieures de la France.


Et Beaucoup de ceux qui n'ont que « l'union nationale » à la bouche, semblent bien vite vouloir tourner la page. Effacer l'image du peuple rassemblé, de l'élan populaire qui s'exprime. Et ne garder de tout cela que les images aseptisées des hommages officiels. Et revenir bien vite à cette politique politicienne qui prive les citoyens de parole, les exclue des débats.

C’est ce qui pourrait arriver à l’occasion des élections régionales, si très vite la vie démocratique ne reprend pas le pas, si vous n’intervenez pas !


C’est d’ailleurs le meilleur rempart que nous pouvons dresser face à ces terroristes d’un autre temps.
Je ne prolongerai pas là-dessus, déjà beaucoup a été dit avant moi à ce micro.


Pour poursuivre, je saluerai ici toutes les luttes qui se développent en Dordogne, dont une part ont été posées par les précédents intervenants, où d’autres que nous avons rencontrés depuis le début de cette campagne.


Comme encore cette fin de soirée à Saltgourde où les m habitants résistent contre la démolition du quartier, de leurs logements HLM et en même temps, de manière rassembleuse et citoyenne, construisent un projet pour la vie de leur cité.


Nous sommes engagés à leurs côtés, pour contraindre aujourd’hui les pouvoirs publics, qui injectent en permanence des fonds publics, à intervenir fermement pour arrêter ces choix unilatéraux d’actionnaires peu scrupuleux de nos territoires.


Oui, pouvoirs publics mais également la Région qui peut agir, en instituant pour l’avenir un contrôle des fonds qu’elle attribue, tout comme, en conditionnant ceux-ci à des critères sociaux, environnementaux et de réels projets de développement de manière durable.


Vous voyez, je voulais saluer ces luttes, parce que leur engagement nous pousse à être à la hauteur.


Parce qu’elles nous montrent un chemin.


Elles montrent un chemin à la gauche, et nous ici, nous voulons que la gauche sorte de la gestionnite et de la congestionnite.


Nous voulons une gauche qui s’assume, une gauche qui s’attaque au système, qui se bat au côté des salariés, au côté des sans droits.


Et chaque jour qui passe, fait de nous un peu plus des sans-droits.


Alors, allons-nous laisser les clés aux banquiers, aux actionnaires et à ceux qui les soutiennent comme les Valls, Macron?


Allons-nous accepter de reculer encore une fois l’âge de départ à la retraite ?


Allons-nous accepter la casse du code du travail ?


Allons-nous dire oui à la métropolisation et à la destruction de la démocratie locale ?


Y aura-t-il une gauche pour mener ce combat dans notre nouvelle Région ?


Face à la crise, contre la droite et l’extrême droite, contre les politiques du gouvernement qui n’ont rien à leur envier, il faut réagir.


Il y en a assez de subir, il y en a assez de renoncer, de reculer, de régresser.


Nous voulons partir à la reconquête, nous voulons réinventer la société, nous voulons ré enchanter le monde.
Nous voulons renverser la table.


Et avec le Front de gauche, sa volonté d’élargissement, nous avons trouvé une alchimie qui commence à créer un véritable espoir !


Depuis plusieurs jours, nous sommes en campagne, proposons, multiplions les rencontres et les échanges.


Et je veux saluer ici l’engagement de l’ensemble des forces politiques, bien sûr mon parti, le Parti communiste français, mais aussi le Parti de gauche, Ensemble et le Mouvement République et Citoyen .


Saluer l’ensemble des hommes et des femmes de notre liste qui incarnent ce que veut dire être engagé à gauche dans le rassemblement.


Saluer leurs engagements divers, dans ce combat humaniste qui les caractérise et cette force de conviction qui bouscule cette campagne.


Et, durant cette campagne, nous mesurons combien la résignation fait des dégâts.
Faut-il croire encore à la politique, à la gauche ?


Ou faut-il renoncer, et accepter de vivre dans un monde où chaque jour diminue la part de l’humain ? Dans une société où ils faudrait que certains souffrent pour que les autres vivent mieux ? c’est un non sens.


Nous nous battons ensemble pour reconstruire l’espoir et pour le mettre en action dès aujourd’hui, car pour nous, la volonté en politique, c’est cela qui change tout. C’est ce qui rend possible, ce qui paraît être impossible.


Alors je sais, l’on nous abreuve de sondages, vous savez, ces études qui vous disent ce que vous devez voter.
Je ne suis pas atteint par la sondagite.


Le seul sondage qui comptera, et ça n’en sera pas un, c’est le résultat sorti des urnes.
Et nous sommes là pour bousculer ce ronronnement inutile et inquiétant.


Je voudrais dire aux Jean-Jacques Bourdin et consorts, que la question posée la plus importante est de savoir quelle sera la place des élu-e-s du Front de gauche dans la nouvelle majorité Régionale ?


OUI, ils et elles seront la seule garantie d’une Région citoyenne, solidaire, écologiste, combative.


Bien sûr, ce n’est pas cela que nous entendons pendant la campagne électorale.


C’est pour cela que devant l’annulation du débat public des têtes de listes de Dordogne que devait organiser FR3 et France Bleu Périgord qui apparemment convient à certains, je veux ici lancer un défi aux différents candidates et candidats : nous sommes prêt à le faire pour débattre des enjeux réels d’aujourd’hui.


Et parce que nous croyons qu’il faut réhabiliter un véritable clivage entre la gauche et la droite, et non vouloir diluer tout ça par des fusions destructrices comme l’a proposé Valls, relayé ici dans notre Région par Alain Rousset- ; car « basta » de tout mélanger pour en arriver toujours à la même politique.


Oui, l’enjeu est trop important.


A l’échelle de la Région, on peut faire beaucoup pour contrer la crise et la politique désastreuse de François Hollande.
On peut faire beaucoup pour la vie quotidienne des hommes et des femmes.


Mais pour cela, il faut de l’audace et de la volonté.


Je veux m’adresser avec vous aux hommes et femmes qui hésitent à faire le déplacement pour voter le 6 Décembre.


Je veux leur dire qu’ils peuvent faire quelque chose de fort, d’utile, de déterminant pour leurs vies en utilisant sans s’éparpiller, le bulletin « l’Humain d’Abord ! ».


Je veux m’adresser aux femmes qui sont bien souvent les premières victimes de tous les maux qui frappent l’humanité.


Je veux leur dire que nous sommes déterminés à agir pour une véritable égalité, pour leur liberté, leur émancipation +++.


Je veux m’adresser aux salariés et leur dire que la place de la Région, c’est d’être à leur côté, ou plus exactement d’agir à leurs côtés.


C’est cela qu’il faut changer. C’est pour celà que nous sommes fiers d’avoir des syndicalistes sur nos listes.
A chaque fois qu’il le faut et pour déployer une véritable ambition industrielle durable.


Tout le contraire de ce que fait gouvernement à qui je m’adresse, mais aussi à Alain Rousset, ici dans notre Région.
Non pas pour les convaincre de voter pour notre liste, car je sens bien que nous ne sommes pas tellement en phase.
Oui, je me permets de les interpeller.


Qu’ont-ils fait pour l’industrie de notre Région ?


Le bilan est vite fait pour moi. Rien de significatif pour de véritables projets de territoire… Mais peut-être confondent-ils avec projets, celui des portefeuilles des actionnaires ?


C’est pourquoi nous leur disons, répondez plutôt à la question : qu’allez-vous faire ?
Et cette fois-ci faites-le !


Cher-e-s Ami-e-s,


Vous savez, durant cette campagne, nous avons mis en débat des propositions porteuses de sens.
Nous sommes les candidats de la clarté.


Nous ne nous contentons pas de surfer sur le mécontentement, parce que cela ne fait pas une gauche offensive, parce que cela ne fait pas une politique offensive, une politique adaptée.


Nous disons clairement, où nous voulons aller et comment ?


Nous ne restons pas dans le flou artistique, dans le mi-chèvre mi-chou. Dans une sorte de tiédeur immobile.


Nous disons, que nous ne voulons pas de la mise en concurrence des services publics, dont le transport.


Nous proposons les trains du quotidiens et la gratuité des TER parce que c’est un choix de société, un choix crédible qui est le seul à même de relever le défi du pouvoir d’achat, et de l’écologie.

 

L’écologie, la véritable écologie, celle qui ne se contente pas de pousser des cris d’orfraie en montrant du doigt la catastrophe, c’est l’écologie à la sauce Chavez
Let c’est la nôtre : « si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé » a-t-il dit au sommet climatique de Copenhague en 2009.


Et bien nous, nous agissons, et nous lançons l’idée de planter des panneaux d’interdiction de transit des camions sur l’ensemble du territoire de notre région, pour les mettre sur les rails. Voilà un grand combat à mener.
Notre projet est à la fois social, démocratique et écologique.


Nous ne voulons pas d’une écologie désincarnée, d’une écologie sans les hommes et les femmes, car le seul chemin, c’est de s’attaquer au système capitaliste qui est prêt à griller la planète s’il peut se faire un peu plus de marge de profits.
C’est pourquoi pour nous, le véritable état d’urgence qui doit être décrété, c’est celui pour sauver la planète.
C’est pour ça que la COP 21 doit être, une véritable machine de guerre contre les pollueurs, que des contraintes fortes et des possibilités de sanctions réelles y soient posées.


Ce ne peut pas être la COP 21 des financiers, des patrons du CAC 40, qui n’ont qu’un objectif, leurs profits, leurs guerres, au détriment des hommes des différents continents.


Et c’est le risque qui se profile. Pour cela avec diverses organisations était envisagée, partout en France, comme à Périgueux, des marches pour le Climat.


Et sous couvert d’Etat d’urgence, Mr le Préfet vient de les interdire.


Et bien non, nous avons le pouvoir de dire non à la loi du bâillon !
Donc Rebelles, mobilisés, retrouvons nous, rendons nous nombreuses et nombreux ce samedi matin à 10h sur le lieu initialement prévu à Périgueux.


Nous disons aussi que nous pouvons obliger les banques à rentrer dans des cercles vertueux, et ce, grâce à l’intervention de la Région, en finançant les projets concrets qui respectent les salariés, qui respectent les femmes, qui respectent les jeunes, qui respectent l’environnement, qui respectent l’avenir.


Pour cela, il suffit d’arrêter le saupoudrage de sucre glace, d’arrêter de rentrer dans la mise en concurrence des territoires entre eux.


Il suffit d’arrêter de faire des courbettes à ces messieurs qui méritent plutôt qu’on tape du poing sur la table.
C’est notre proposition de Fonds Régional d’Investissement, le FRI, l’exact inverse du FMI, qui lui, met les peuples à genoux.


Parce que les banquiers, gavés d’argent public, nous les avons vus faire, nous les voyons faire encore aujourd’hui, le FRI, comme le dit la publicité, c’est parce qu’on a tout compris !


Nos propositions, vous les connaissez, nous agirons pour la recherche, la culture, l’éducation, que nous mettons au cœur du changement et que nous voulons sortir des griffes du tout- marchand, sortir du TAFTA. Oui ce grand traité transatlantique qui est une véritable atteinte à la démocratie et qui cherche à marchandiser des pans entiers de nos services publics.
Et bien, vous pouvez en avoir la garantie, nous imposerons que notre région se céclare un territoire Hos TAFTA, et nous agirons pour que la France se retire et agissent pour l’arrêt des négociations sur le TAFTA.


Nous ferons de la démocratie, et de la participation citoyenne le cœur de notre pratique politique.
Vous savez, Manuel Valls comme bien de ses amis et à droite ont bien envie d’écrabouiller les régions, les départements et les communes, parce qu’il veut le pouvoir pour eux tout seul.


Ils veulent remplacer la démocratie locale par de grandes mégalopoles sur lesquelles il pourrait faire pression à leur guise.
Nous, nous voulons faire de la Région un acteur politique majeur. Un acteur politique incontournable.
Un creuset d’expression populaire pour faire ensemble ! Et partout, nous nous battrons pour cela, et j’espère que nous ne serons pas les seuls dans l’institution régionale, à défendre jusqu’au bout la démocratie et l’intérêt général !


Avec nous, vous avez l’assurance d’élus qui ne confisqueront pas le pouvoir mais le restitueront.

Chers amis et camarades,


J’aurais encore tellement de choses à vous dire.Mais la campagne n’est pas finie et je ne veux pas vous épuiser ce soir. Car les jours qui viennent vont être déterminants.
Nous avons mené jusqu’ici une belle campagne.


Nous avons marqué les esprits, nous avons su créer une vraie dynamique populaire. Et nous devons nous surpasser encore pour aller bien au-delà.


Un vieil ami dernièrement, me parlant des résistants de 39-45, m’a délivré cette réflexion magnifique : « La vraie question à nous poser, n’est pas de savoir ce que nous aurions fait à leur place, mais plutôt, ce qu’ils auraient fait à notre place aujourd’hui. »


C’est vrai que les horizons que nous présentent les forces dominantes dans le monde nous font parfois douter.
On est en train d’essayer de réduire à néant tout ce qui a nourri la résistance à l’horreur nazie et fondé la Libération.
Et bien, aujourd’hui, nous sommes là, debout, avec dans un coin de la tête, les images de ce courage de celles et ceux qui nous ont précédé.


Et nous savons qu’il est possible de changer le cours des choses.
Nous savons qu’il faut que des hommes et des femmes se lèvent pour que l’humain reprenne le dessus.
C’est ce que nous sommes en train de faire, n’ayons pas peur des mots.
Nous sommes en train de reconstruire un espoir, nous sommes en train, déjà, de changer le quotidien.


Chers amis, chers camarades,


Nous en sommes persuadés, nous pouvons ensemble écrire une autre histoire ! Comme on le dit dans une langue qui m’est chère : Juntos PODEMOS escribir una otra historia.


Alors, d’ici le 6 Décembre nous avons tous un rôle à jouer, faisons gagner « l’Humain d’Abord »!


Merci

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