Décès de Claude Cabanes « Une grande plume de l’Humanité s’est éteinte » Pierre Laurent

Ce matin, il fait un temps splendide à Paris. Et pourtant , aujourd'hui, la chaude voix du sud de Claude Cabanes s'est éteinte, vaincue par le cancer.

 

 

Claude était une des grandes plumes de l'Humanité, dont il a dirigé la rédaction de longues années. Personne n'oubliera ses éditoriaux cinglants. Il fut aussi une grande voix du journal dans de nombreux médias, de France Inter puis à RTL. 

 

 

Ave sa  voix rocailleuse, son sourire ou sa plume  aiguisée et pleine d'humour, il aimait les mots, il aimait le débat d'idées, la confrontation des esprits. Il aimait l'impertinence, le monde ouvrier,  la vie. 

 

 

Claude détestait les injustices, toutes les injustices. Il trouvait à chaque occasion, le bon mot, la bonne phrase qui ferait mouche. Il pouvait parfois même être de mauvaise foi, mais toujours pour la bonne cause.  Cela fut vrai dans ses nombreuses tentatives d'arrêter la cigarette.

 

 

J'ai  eu la chance d'apprendre mon métier à l'Humanité quand Claude en était l'une des signatures illustres. J'ai pu apprécier son envie de faire comprendre les enjeux politiques du moment. J'ai vu comment il cherchait les angles d'attaques d'un éditorial, d'un article. Comment dire simplement des choses compliquées.  Je l'ai vu chercher toujours  comment renouveler le journal, ce qui valait de belles empoignades dans la rédaction.

 

 

Homme d'une grande culture, Claude a  toujours partagé cette richesse avec les lecteurs de l'Humanité et de l'Humanité dimanche, mais aussi  à la Fête du journal où il aimait polémiquer sur les estrades. 

 

 

 

 

A sa famille, sa femme que j'ai eue hier au téléphone, à  tous ses proches, à ses amis journalistes du monde de la culture, j'adresse le salut fraternel du Parti Communiste.  A tous, j'adresse  mon affection et mon amitié dans ce moment si difficile. 

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