COP 21 : « L’État d'urgence climatique décrété par les citoyens du monde »

Après la période de suppression des virgules et des crochets du brouillon d'accord sur la COP 21 où en sommes nous vraiment du contenu du texte de Paris ?

Visiblement l'impasse est faite, par la présidence française, sur la révision à la hausse des propositions de réduction des émissions de gaz à effet de serre des États. Ce n'est plus la priorité. A ce jour le total des émissions ne permettra pas d’atteindre les 2°C préconisés par le GIEC et encore moins celui de 1,5°C exigé par les pays les plus vulnérables. L'inscription dans le texte d'une éventuelle clause de revoyure dont la période n'est pas encore précisée (tous les 5 ou 10 ans) s'apparente à un consensus mou.

 

Le caractère universel, juridiquement contraignant et différencié permettant de vérifier la réalisation des plans nationaux de lutte contre le changement climatique reste lui aussi tout à fait hypothétique. Alors que l'état d'urgence climatique est décrété par les citoyens du monde, les multinationales du pétrole, alliées des conservateurs américains, bloquent toute inscription contraignante dans le texte. Ainsi l’égoïsme du premier pays pollueur par habitant, sous pression des conservateurs climato-sceptiques, impose le maintien de son mode de vie consumériste et productiviste au reste du monde. C'est une hérésie car l'avenir appartient à un nouveau mode de production respectueux des droits humains et environnementaux.

 

Quant à l'Union Européenne, en marge de la COP 21, elle ne s'honore pas en repoussant une nouvelle fois la mise en vie de la Taxe Tobin. Pourtant cela aurait été un signe fort : faire en sorte qu'une modeste partie des fruits de la spéculation financière soit attribuée à la lutte des populations contre le réchauffement climatique et à la réduction des inégalités. Après le G20, c'est l'Europe qui crée le doute sur la réelle volonté des pays de tenir leur promesse de verser 100 milliards de dollars, par an, d'ici 2020, dédiés aux pays en développement et les plus vulnérables pour protéger leurs territoires et leurs populations.

 

Nous sommes à quelques heures de la conclusion de la COP 21. Les communistes ne se résignent pas. Ils continuent et continueront de faire entendre la voix des peuples afin de construire un monde de justice, de paix et de coopération.

 

COP 21/ sommet climat : Le capitalisme se fout de la planète

 

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