Rentrée 2015 : Ecole au rabais

ÉCOLE LOW-COST ? Nos enfants méritent mieux !

Un an après la réforme des rythmes scolaires, on voit le résultat : enseignement désorganisé, enfants fatigués… et de plus en plus de villes demandent aux parents de payer pour le périscolaire. Les inégalités entre les villes, entre les familles augmentent.

 

Cette année, c’est le collège qui subit une nouvelle « réforme » : d’un collège à l’autre, les enfants n’auront plus droit aux mêmes enseignements. Les horaires de français, de maths, de langues… ne seront plus les mêmes pour tous. Encore des inégalités ! Au lycée, les enfants du baby-boom de l’an 2000 font leur première rentrée… mais qui leur fera cours ? Les postes promis par François Hollande sont loin d’être créés. Le pouvoir d’achat des enseignants baisse, les conditions de travail se dégradent et il n’y a pas assez de candidats aux concours de recrutement des professeurs. Résultat : les profs absents ne sont pas remplacés, le nombre des enseignants précaires et sans formation ne cesse de croître. Les lycées n’ont pas la possibilité d’accueillir tout le monde à la rentrée. Et ce sont massivement les jeunes des classes populaires qui se retrouvent à la porte du lycée, sans affectation. À l’université, 1 étudiant sur 2 échoue en première année parce qu’il est obligé de se salarier pour financer ses études.

 

Avec cette école low-cost, l’austérité nous mène à la catastrophe ! Le gouvernement promet des millions aux patrons, et ce sont nos enfants qui paient.

 

Il est temps que l’État prenne ses responsabilités : il faut investir massivement dans l’éducation pour préparer l’avenir : augmenter le niveau de connaissance et de qualification pour développer un emploi de qualité et donner à chacun les moyens de participer à la vie démocratique.

 

Nous voulons un plan d’urgence pour l’école !


L’école de l’égalité, c’est une école qui donne à tous les enfants les moyens de se construire et de maîtriser leur avenir, de choisir librement leur parcours professionnel, de participer pleinement à la vie démocratique.

 

L’école de l’égalité, c’est une école vraiment gratuite. Il faut en finir avec les contributions des parents pour les sorties, le matériel… Le gouvernement sacrifie les élèves les moins riches en réduisant les fonds sociaux et les bourses : il faut que cela cesse ! Les fonds sociaux doivent être rétablis et pérennisés, les bourses revalorisées.

 

L’école de l’égalité, c’est du temps pour que tous puissent apprendre et progresser. Pour enseigner des savoirs plus complexes à plus d’enfants, il faut du temps. Il faut ouvrir des sections de tout-petits pour que toutes les familles qui le souhaitent puissent mettre leur enfant à l’école dès deux ans. La maternelle doit être rendue obligatoire et développée. La scolarité obligatoire doit être étendue jusqu’à 18 ans pour en finir avec la sélection permanente.

 

L’école de l’égalité, c’est un service public national avec la même ambition pour tous les élèves, partout. Il est nécessaire d’augmenter la dépense de l’État pour l’éducation et d’en finir avec les transferts vers les collectivités territoriales. La concurrence entre les territoires pour obtenir classement et ressources supplémentaires doit laisser la place à une politique nationale de distribution des moyens. Le cadrage national des formations doit être renforcé pour qu’une même formation débouche partout sur une qualification égale.

 

L’école de l’égalité, ce sont des enseignants formés pour faire réussir tous les élèves. Il est nécessaire de recruter massivement des enseignants. Pour trouver des candidats, il ne suffit pas de campagnes de communication ! Il faut revaloriser les salaires et mettre en place un pré-recrutement sous statut de la fonction publique : les étudiants seront salariés dès leur formation, ce qui leur permettra de financer leurs études et leur laissera le temps de se former à leur futur métier.

 

L’école de l’égalité, c’est une école démocratique, où l’on respecte ce que disent les enseignants, les personnels et leurs représentants, où tous les parents (surtout ceux qui n’osent pas entrer dans l’école), doivent pouvoir participer à la vie de l’établissement grâce à un statut de délégué des parents d’élèves permettant d’accéder à une formation et de consacrer du temps à son mandat sans perte de salaire, où les jeunes sont acteurs de leur formation grâce à de nouveaux droits.

 

Élections régionales 2015 : refusons l’austérité !

L’école pour tous, c’est aussi l’affaire des régions. Une région qui refuse l’austérité et développe la formation c’est :


- la gratuité des manuels, des sorties et de toutes les fournitures scolaires ;


- la gratuité des transports pour les scolaires et les étudiants ;


- la tarification sociale dans les cantines ;


- un observatoire régional de lutte contre l’échec et les inégalités scolaires ;


- la défense de l’enseignement professionnel public ;


- une politique culturelle qui permet à tous les jeunes d’avoir accès aux livres, aux films, à la musique…
Et des élus prêts à interpeller l’État pour qu’il crée les emplois nécessaires à une éducation de qualité, pour tous et partout.

 

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